• L'Homme et les poules

    Réflexions du jour
    L'enfant, lancé dans l'espace intersidéral de la société de consommeation, à la recherche d'un repère vivant dans cette société "bling-bling", s'arrête un instant devant une poule et l'observe;
    Il peut alors imaginer une partie de la réalité d'une autre époque : il a trouvé un lien, une machine à remonter le temps. Fasciné…
    Les Gallinacés ont accompagné l'Homme dans toutes ses folies en gardant leur identité. Ces oiseaux utiles et besogneux sont encore capables de vivre heureux dans un jardin, chassant les papillons et les insectes. Autonomes, s'il le faut… Un trou dans la terre fine suffit à faire une toilette soignée, à entretenir la santé en y étalant au soleil les pattes tendues, puis les ailes dépliées : un régal ! Ensuite on lisse attentivement chaque plume : belle instant de méditation !
    Quand notre décadence sera achevée aurons-nous la même philosophie ?
    Les poules vivent intensément le moment présent, savourent visiblement le miracle de la vie dans la plus grande sobriété. Puisqu'elles la transmettent avec tant de tendresse que ces humains superficiels savent encore s'en souvenir et ont conservé cette expression si jolie "mère-poule" qui leur rend hommage.
    Comme, actuellement, elles sont stockées dans des camps de concentration, une génération d'Hommes passera et l'image de ce qui fût une réalité, disparaîtra :
    "Dallas, ton univers impitoyable…glorifie la loi du plus fort… Dallas, patrie du dollar, du pétrole…tu ne connais pas la pitié… Dallas, malheur à celui qui n'a pas compris…un jour il y perdra la vie."
    L'homo-modernus perd sa vie à la gagner, à engranger des achats éphémères qui encombrent son espace de vie. A-t-il perdu la force d'aimer, vraiment ?
    Mais il n'a plus le temps d'y penser… De se demander quelle a été la vie de martyre de la bestiole qui est là, rôtie dans son assiette, succulente avec tous ces additifs alimentaires et cette cuillerée de glutamate. Il n'a pas, ainsi, le remords de se dire qu'il est fermement accroché à cette chaîne d'éleveurs industriels. Qu'il est le maillon ESSENTIEL : le consommateur !
    Pourtant il a payé, donc il a donné son ACCORD ! Pour que ça CONTINUE !
    Notes : 1)
    Les poules autonomes donnent un mauvais exemple dans la société de consommation qui s'acharne à nous rendre dépendants.
    2) Les poules remplaçaient trop bien les produits chimiques vendus pour le jardin. Il était urgent de les encager ce qui présente 2 avantages :
    - les jardins sont alors envahis par les nuisibles et on Vend bien la chimie,
    - on peut tirer un bon profit des poules, esclaves non syndiquées et sans retraite et cotisation. Elles sont soumises au travail à la chaîne : Dallas, hélas !

  • Céline, ma poule

    "Le jardin est un tableau vivant qui échappe à son créateur". AD
    Céline, ma poule
    Céline 1
    Malgré son apparence Céline n'est pas une poule ordinaire. D'ailleurs elle est en train de se faire un nom : "Passe-Murailles".
    C'est une petite brunette, un peu délurée : on voit tout de suite qu'elle n'a pas besoin d'un psy. Elle paraît jeune mais je sais qu'elle a plus de cinq ans. Pourtant ça ne se voit pas. Elle garde une allure fringante et toutes ses plumes alors que ses vieilles compagnes les perdent en ce moment, à la fin de l'été.
    Longtemps restée anonyme parmi la foule, la voilà qui se distingue : elle parvient à sortir du poulailler quand elle veut. Plusieurs fois par jour ! Comment fait-elle ? je me le demande : elle garde son secret pour elle toute seule !
    Elle connaît l'heure et attend devant la porte quand j'apporte le repas. Elle se glisse derrière moi, entre rapidement pour avoir une large part : personne ne mange aussi vite : quelle précision du bec ! Le regard peine à suivre ses mouvements ! Elle engloutit une bonne poignée de grains.
    C'est encore une pondeuse exceptionnelle : elle battrait les records des poules industrielles. Elle est la seule à pondre au jardin, je peux donc vérifier. Ce qui faisait l'affaire des corbeaux qui se régalaient ! Elle avait pourtant longuement réfléchi avant de se décider à faire son nid dans un pot situé en hauteur, sur une étagère. En plus il y avait une belle cloche à ombrage jaune qui faisait un toit original !
    Quand les corbeaux ont gobé le 5ème oeuf, déçue, elle a décidé de trouver une meilleure cachette. Près de la douche de la piscine les plantes prospèrent bien (elles ne manquent pas d'eau.
    "C'est près de la maison, les corbeaux auront peur de Diva, ils n'oseront pas " a-t-elle pensé.
    Elle a pourtant commis une erreur : elle a chanté une fois, pas plus. Je l'ai entendue. J'ai cherché et trouvé le nid, bien à l'abri.
    Pauvre Céline, la voilà à nouveau privée de ses oeufs !
    Ah ! C'est difficile d'être une honnête poule dans ce monde de brigands !

  • Equilibre du pH = SURVIE

    Bush à Orongo
    Equilibre du pH = SURVIE
    La vie est un grand mystère mais on sait que l'oxygène est indispensable à la survie d'un grand nombre d'êtres vivants. Par contre on parle rarement du pH. C'est pourtant le point d'équilibre de base d'une cellule par exemple. D'une plante. De notre corps…
    Dans un écosystème naturel tout se passe bien sans qu'on se préoccupe de cela : tout ce qui y vit est adapté. La graine, emportée par le vent, l'eau de la rivière ou un animal, se pose enfin. Si le sol lui convient, si son pH répond à ses besoins, elle germe et la plante s'installe là, et, ignorant notre stress, notre pollution, elle prospère si le sol est fécond et s'il pleut assez.
    Dans le cas contraires, quand les conditions ne sont pas favorables, la graine "avorte". Elle servira de nourriture à d'autres vivants : fourmis, oiseaux, etc… C'est pourquoi les plantes font, en principe, beaucoup de graines : la Nature est généreuse et prévoit la reproduction et l'approvisionnement de ceux qui vivent dans l'écosystème.

    L'Homme va perturber ce bon déroulement : avec les engrais chimiques utilisés en culture industrielle à la place de la matière organique (rééquilibrante) : il va modifier le pH du sol, tuer les vers de terre (base de la fertilité ). Alors les sols meurent : leur pH a changé et les milliards de microorganismes qui lui donnaient vie disparaissent.
    La matière organique apportait les oligo-éléments indispensables qui vont manquer maintenant et les beaux légumes qu'on nous vend en seront dépourvus.

    Bon, je vais prendre l'exemple de l'Homme pour expliquer…
    Notre nourriture devient de plus en plus acide : notre corps, dans les conditions de vie des pays civilisés, n'est plus capable de gérer toute cette acidité. Pour que notre vie se prolonge il va la stocker, dans les muscles, partout où c'est possible… Nous consommons trop de protéines de mauvaise qualité ( viande industrielle, oeufs industriels, poissons d'élevage industriel, etc ) et NOTRE CORPS devient trop acide (c'est l'origine de toutes les maladies, dites "de la société de consommation" ).

    Nous allons devoir agir pour survivre : le corps de l'homo modernus est saturé d'acidité (voir sur google "causes pH acide corps humain").
    Pour les paresseux, l'essentiel : Il est saturé d'acidité à cause de la nourriture, du manque d'eau, du stress qui nous conduit à un manque d'oxygène, du manque (encore ! ) d'exercices physiques.
    Le stress nous empêche de respirer convenablement !

    En effet, la Nature, qui prévoit tout, nous a donné la possibilité de corriger, en partie, notre pH. La respiration (longue et fine ) permet d'éliminer beaucoup de déchets ( 70 % ) pour soulager nos reins (autres grands "correcteurs"), si nous buvons assez d'eau.
    Nous avons un avantage par rapport aux plantes par exemple : nous pouvons bouger et faire des exercices physiques et nous en avons besoin ! Pour rééduquer notre respiration ! Pour un grand nombre elle se réduit au minimum pour survivre. Elle est incomplète pour la plupart d'entre nous.
    Les plantes ont plus de chance. Même si , souvent, on modifie leur sol ( elles se débrouillent souvent pour le rééquilibrer ), elles continuent à respirer normalement… Heureusement pour nous ! Elles corrigent notre air pollué et nous fournissent de l'oxygène !
    La Nature, capable d'anticiper, de prévoir des moments difficiles, a donc trouvé une solution pour notre survie : en respirant bien ( dans tout le tronc, du bas du ventre aux clavicules ) on parvient à corriger le pH du corps. En partie. Si on évite le stress. Si on se repose assez. Si on fait des exercices modérés axés sur la respiration qui accompagne les mouvements …Car un sport trop intense, c'est encore de l'acide lactique qui provoquera les courbatures…

    Tout ce qu'on avale, d'origine chimique, dont 4 kg d'additifs alimentaires par personne par an, est acidifiant !
    Comment voir si notre corps est acide ? C'est tout simple : on est fatigué, on a mal ici ou là, on est malade : c'est toujours la même origine ! La réponse : devenez autonomes, respirez la vie !
    Je n'ai fait que survoler la chose. Cherchez sur google : " respiration pH corps" c'est passionnant !

    Notes:
    • Pourrons-nous évoluer pour mieux supporter l'acidité ? Il faudrait que nos poumons grossissent (et qu'on les utilise !!! )…
    • Nous avons un exemple : les cellules cancéreuses. Au départ elles sont exceptionnelles : grâce aux différences que la Nature installe en tout ce qui existe, elles ont réussi à survivre dans un milieu sous-oxygéné, dont le pH est trop acide : 2 raisons qui auraient du les tuer ! Et elles se reproduisent ! Devenues "étrangères" au corps, elles ne lui obéissent plus !
    -- Comment s'en débarrasser ? En alcalinisant les cellules et en les oxygénant : c'est l'explication du succès des marches du cancer ( en rythme et en installant une apnée à poumons pleins : inspir, apnée, expir ). Les personnes qui ont le cancer doivent éviter l'apnée à poumons vides qui est acidifiante.
    • Pour vivre longtemps il faut respirer longuement ( et bien expirer : pour faire de la place à l'air nouveau ).

  • Garçon, ma poule

    "Dans le temps d'une vie nous traçons notre route, ne laissant qu'une trace très fragile et éphémère."AD

    Garçon

    Garçon
    C'est une poule que tout le monde a longtemps prise pour un coq, d'où son nom ! Même Emilienne, qui, pourtant, a un oeil extraordinaire quand il s'agit de la nature ne voyait pas que c'était une poule !
    "Garçon" est très présente, partout, toujours ! Jamais indécise : elle juge vite une situation et prend aussitôt une décision ! Elle doit avoir huit ans maintenant. Elle est bien intégrée au groupe qu'elle guide en quelque sorte quand il n'y a pas de coq. Elle est métis, entre poule d'élevage par son arrière grand-mère ( c'est son côté "bon enfant" ) et poule sauvage par son père. C'est son côté débrouillarde : elle sait monter ou descendre un escalier, se coucher dans les arbres quand c'est nécessaire.
    Sa modestie n'est pas toujours confirmée. C'est elle qui a trouvé la première à se percher sur une corde, à un endroit où le grillage du toit laisse un espace. Ainsi elle est "la poule la plus haute", dans ce jardin au moins ! Et elle y tient ! Elle ne laissera que les intimes de longue date s'installer près d'elle : car une "maîtresse poule" doit avoir une cour.
    Garçon n'a jamais eu de poussins et ça lui manque ! Ces maternités contrôlées ( par moi ) ce n'est pas l'idéal… Mais comment faire autrement ? Je ne peux que comprendre sa déception ! Impossible d'avoir 100 poules qui, à leur tour, voudraient être mère !
    Comment lui expliquer que l'avenir de la planète est incertain ?
    Sa déprime est de courte durée à chaque fois : elle finit par se faire une raison et en avant ! La vie reprend son cours, elle s'applique à pondre. Le poulailler étant sur pilotis je l'ai un jour mise à "découver" dessous : c'est clair et spacieux !
    Tout était bien fermé, mais le lendemain je ne l'ai pas vue. J'étais perplexe. .. Je l'ai retrouvée sur son nid, dans le poulailler. Elle avait trouvé le passage secret ( une petite ouverture oubliée ) pour repasser au niveau supérieur. Après analyse de la situation, en écoutant les pas des copines sur le plancher elle avait réalisé qu'il fallait remonter : la lumière et le bruit passant par le petit trou l'avait guidée.
    Voilà une preuve que l'intelligence est partout dans la nature. Comment survivre autrement ?

  • Blanchette, la douceur

    "Les autres, les lieux, l'histoire et le temps nous ont pétris". AD

    Blanchette

    Blanchette, la douceur...
    Ma douce Blanchette couve depuis 2 jours. Mais je ne veux pas de poussins ! D'ailleurs les œufs ne sont pas fécondés : les coqs sont trop jeunes !
    Hier soir je l'ai prise dans mes bras, comme un trésor. Je la caresse et lui parle. Apprécie-t-elle ? Elle est calme et son cœur ne bat pas trop vite. Elle ne dit rien, ne bouge pas : elle a confiance.
    Je l'ai déposée dans la cage "à découver" où se trouvait déjà "La Petite". Qui ne l'a pas admise : elle entendait bien rester maîtresse des lieux ! J'ai donc ouvert la cage, elle est sortie. La voilà dans le jardin. Elle s'envole devant le manguier sur le "toit" en grillage du jardin du poulailler. J'attends pour savoir comment elle se débrouille pour se retrouver à l'intérieur : je ne vois pas de trou dans ce grillage !
    C'est une récidiviste, elle a déjà réussi cet exploit et je voudrais bien connaître son secret ! Le devine-t-elle ? Elle traîne à faire une toilette efficace, soulevant et brossant chaque plume d'un coup de son bec. Tout y passe ! Et elle recommence : elle est méticuleuse ! Elle m'a eue à l'usure bien sûr ! Je suis partie. On verra bien demain !
    En fait, j'y suis retournée, une heure plus tard : elle avait réussi à regagner son nid. C'est une poule bien appliquée à accomplir son devoir ! Il faut dire qu'elle a eu une mère exceptionnelle. Douze petits autour d'elle, elle s'organisait. Elle avait mis en place des "ateliers" comme disent les professeurs d'école : des petits groupes autonomes de 4 poussins, responsables de "l'analyse" d'un demi-m2 de jardin. Ils étaient tous attentifs, appliqués et très sages. Pas de chahut !
    Cette enfance où l'apprentissage de l'autonomie était de règle a fait de Blanchette une poule non assistée, donc responsable, de sa vie, de son entourage. N'ayant jamais connu la dispute, l'égoïsme, et formée aux techniques de groupe elle entretient avec ses compagnes des rapports sympathiques, quoique un peu distants : elle a longtemps été la benjamine de mes poules. Et "on" le lui faisait sentir !
    Je lui ai laissé 5 oeufs à couver au mois de juillet. Elle a démontré qu'elle était une poule bien responsable, digne de cette tâche.
    Elle a été une bonne mère, à son tour, n'en tirant aucune fierté. Sa mère avait rendu visite au coq d'en bas : à l'époque je n'avais plus de poussins depuis longtemps. Elle était donc la seule à avoir des poussins, et, pour s'imposer auprès du groupe les avait couvés et chouchoutés pendant 3 mois. On n'avait jamais vu ça de mémoire de poules !
    Blanchette, malgré cet exemple singulier, s'est contentée d'un mois de "poussinage" ! Ayant rempli correctement sa mission, elle a repris sa liberté. Le groupe, tout de même impressionné par sa prestation, lui a enfin fait une place.
    La voici à nouveau sur son nid. Comme elle est légère ! Je la dépose dans le jardin. Elle reste, comme une statue, dans la position où je l'ai abandonnée. Toute de guingois ! Visiblement elle s'exprime : "regarde, tu n'as pas vu que je couve ? Laisse-moi faire mon devoir. "
    Il existe donc, chez les poules comme chez nous,, des adeptes de la non-violence !

  • Ma poule "Ouac ouac"

    "Etre ou ne pas être" c'est peut-être aussi une question pour les poules...
    Ouac ouac

    Cette poule un peu blonde est bavarde et se mêle de tout. On l'entend donner son opinion sur la vie, toute la journée. Certains pensent qu'elle radote. Bien sûr son vocabulaire est assez étendu, mais très souvent elle dit :" ouac ouac " D'où son nom ! Inutile que je vous accompagne au poulailler pour vous la montrer ! Il suffira d'écouter, et, sans la connaître, vous saurez que c'est elle !
    C'est une personnalité, une vedette ! Dans la foule des poules elle ne passe pas inaperçue, comme d'autres qui sont là, depuis longtemps, et que je semble découvrir soudain, tant elles se fondent, se confondent dans le groupe.
    Si, par mégarde, je n'ai pas fermé la porte en entrant dans le poulailler, elle sort aussitôt, et pas question de la suivre : elle est déjà loin, à la recherche d'insectes. Se régalant de la balade. Ivre d'aventure ! Si je m'approche, elle change de direction, me surprend, disparaît. Je ne pourrai jamais la rattraper ! Elle a un but : elle aime retourner dormir dans son arbre. Celui qu'elle occupait avant, du temps de la liberté complète ! Le lendemain, au petit matin, je la vois redescendre vers le poulailler. Elle apprécie aussi la compagnie de ses copines : parler toute seule, ça va un moment, être entendue, écoutée, c'est quand même mieux !
    C'est l'heure du coucher et on n'entend qu'elle. Elle va sur un perchoir, se penche, évalue la hauteur. "Pas assez haut " pense-t-elle. La voilà qui vole sur une autre branche et recommence souvent son manège : " suis-je à la bonne place , à la place qui convient à mon rang, parce que je le vaux bien ! "
    Les poules ont intimement fréquenté les hommes pendant des siècles et des siècles, couchant souvent dans leur chambre. Au temps des disettes elles étaient précieuses ! Il fallait les protéger !
    Alors ? Alors elles nous ressemblent…Terriblement !

  • Petite vidéo de permaculture

    "l'écosystème d'origine, c'est le paradis à condition de coopérer, de ne pas exiger plus que sa part". Adèle
    salade dans un pot
    Lors de mon séjour en Nouvelle-Zélande j'ai fait cette expérience, idéale pour les pays chauds :
    Mettre un plastique fin au fond du pot,
    Déposer par-dessus un grand morceau de mousse de 2cm d'épaisseur ou des chiffons, vieilles serpillères, sciure non traitée, etc...pour retenir l'eau.
    Ajouter un bon mélange terre-compost. Repiquer les petits plants. Ils vont savoir, on peut se demander comment, qu'il y a une réserve d'eau et pousseront plus vite !

    Je n'ai pas beaucoup de temps (j'écris un livre sur La Respiration) alors je vous invite à me voir sur cette vidéo:

    http://www.youtube.com/watch?v=2gLpEmF3BMY&feature=g-crec-u

  • Paroxysme de l'absurde

    "L'Homme a inventé une histoire qui le dépasse."
    arbre cercle
    Paroxysme de l'absurde
    Contrairement à ce que disent les médias il faut réaliser que nous entrons dans une ère nouvelle même si cela ne se fait pas à une date précise.
    Et ces temps nouveaux seront fonction de notre prise de conscience individuelle : nous avons atteint le paroxysme de l'absurde et nos 3 sources d'énergie sont menacées, et, déjà, réduites : air, eau, nourriture polluée, lumières artificielle bien souvent.
    La pluie, source de vie et de miracles il y a quelques décennies contient désormais des pesticides…
    Les espèces vivantes des écosystèmes sont très perturbées et nous pouvons l'observer !
    Nous arrivons encore à survivre mais pour combien de temps ? Les épidémies de cancers et de maladies de la société de consommation galopent. La chimie de la médecine fait écho à celle de la nourriture industrielle. Parfait ! L'homme chimiquement modifié sera un zombie accompli : il reste peu de "progrès" à faire pour y parvenir !
    Nous avons pourtant été témoins de "LA VACHE FOLLE", à cause d'une nourriture modifiée…
    C'est peut-être à ce moment que nous aurions du entrer dans une ère nouvelle... Est-il temps encore de faire machine arrière ?
    Rien ne sert de leçon à ces humains adorant le veau d'or.
    Si nous continuons cette escalade notre espérance de vie chutera beaucoup plus vite qu'elle n'a progressé.
    Personne ne nous parle de celle des U.S.A, qui diminue depuis 15 ans ! MOTUS ! Le mot d'ordre est CONSOMMER ! Que la croissance soit !

  • Novembre à Dumbéa (N-C)

    "A mon sens le rythme, c'est la vie, au sens large. Tout est rythme depuis les battements du cœur jusqu'aux révolutions des planètes : le flux et le reflux des vagues, le jour et la nuit, les saisons, la vie et la mort.
    Dans ce grand renouvellement cyclique, tout est lié, tout dépend de tout, et notre souffle est l'un des éléments essentiels de ce lien au monde sans lequel nous ne pourrions exister." Françoise Lucas
    iris d'eau  a
    • Mes iris d'eau du petit bassin (40 cm de profondeur) ont beaucoup fleuri. Ils se multiplient et ne demandent pas de soins. Un bassin, c'est une source d'émerveillement ! Je le laisse se débrouiller ! Il me donne des jacinthes d'eau dont les poules sont à nouveau friandes en fin d'année. Si j'avais le temps je pourrais observer ses visiteurs pendant des heures !
    • Si l'Homme comprenait la Nature il saurait qu'elle lui fournit en abondance les jacinthes d'eau pour enrichir la terre : tracer un sillon, le remplir de jacinthes d'eau, recouvrir de sable ou de terre ordinaire et vous redonnez vie au sol ! Les ignorants, sans chercher à comprendre, la traite d'envahissante ! Voilà encore un substrat idéal pour la culture de certains champignons : rien à importer, tout à portée de main... On peut résoudre le problème de la faim dans le monde à partir de cette plante...
    • Le Bois Noir, squelette géant la semaine dernière encore, s'habille de jeunes feuilles tout là-haut et semble retrouver la jeunesse. Juste en le regardant on sent s'installer en soi une énergie nouvelle ! Il rythme les saisons et nous annonce les chaleurs. Mais il sera là pour protéger l'écosystème.Quel bonheur (gratuit, c'est rare) d'éprouver une empathie avec tout ce qui nous entoure dans ce jardin. Et nous apaise !
    • La floraison des Azalées n'a jamais été aussi belle ! Ma terre n'est pourtant pas idéale !
    Azalées 10:12
    • Sous ma tonnelle en forme d'igloo, tout pousse à merveille. J'aime y aller chaque matin : je cueille des feuilles de choux de Chine pour mes poules (elles les apprécient et le jaune de leurs œufs est vif).
    Mon igloo
    Mes visiteurs ont été nombreux à partager des instants de paix.

  • Hommage aux vrais paysans

    Hommage aux vrais paysans
    par Jardinsessentiels @ 20 oct.. 2012 – 21:34:23
    Courge 2012

    "Les vrais paysans sont les derniers maillons encore solides de la chaîne qui relie l'homme à la Nature.
    Nous devons les aider pour qu'ils résistent à l'industrialisation de la profession et qu'ils assurent la survie de notre espèce." Adèle Deborde

    HOMMAGE AUX VRAIS PAYSANS

    Autrefois les paysans basaient toutes leurs activités sur la loi essentielle de la Nature : "Tout doit être utile à Tout". Quelle source de sagesse et d'économie ! Ils avaient un chien qui gardait le troupeau, la ferme, les poules; un chat pour attraper les souris, etc…
    On n'était pas dans la surabondance des productions mais dans la qualité. On faisait avec ce qu'on avait et on appréciait : ça suffisait pour se sentir heureux ; on chantait en travaillant et les fêtes n'avaient lieu qu'en période d'abondance.
    Il fallait être vaillant et solide dans le corps et dans "la tête" ! On apprenait l'autonomie, la volonté, dès qu'on savait marcher. On acceptait la fin de vie comme une nécessité. Je ne suis plus utile disait ma grand-mère à 95 ans, il faut que je m'en aille.
    Comme il n'y avait pas Internet pour apporter des réponses à nos questions, on les posait aux vieux et on écoutait leurs conseils
    Parce qu'il n'y avait pas de moissonneuse on faisait appel aux voisins et on les aidait ensuite d'où l'expression "rendre service".
    Ces hommes étaient intégrés à la nature et en connaissaient les secrets essentiels… Pour survivre…
    Ils avaient sélectionné les plantes et les animaux, amélioré notre race peu à peu, en s'adaptant aux conditions difficiles malgré l'inconfort, le froid… Les hivers rudes étaient supportables parce que l'étable jouxtait la maison (il fallait aussi se lever à 4h du matin pour s'occuper des vaches).
    Le milieu paysan était une réserve de gens solides et en bonne santé (disait le DR. Kousmine).
    Ils cultivaient aussi la dignité et l'honneur : l'autonomie avant tout, toujours. Que reste-t-il de cette belle philosophie de nos ancêtres paysans ?
    La gerbe des humains ? La société de consommation s'est chargée de la délier et c'est désormais "chacun pour soi", et pourquoi pas, assisté quand l'occasion se présente !
    On est passé de l'"être" au "paraître" et le corps de la femme d'aujourd'hui se gonfle au botox ! Un poison ! Inutile ! le Temps nous tient, nous casse, nous visse à notre âge !
    Nous éloignant de plus en plus de la nature en vivant "hors-sol" comme les animaux d'élevage industriel nous gommons l'empathie qui existe naturellement, même quand il s'agit de notre corps (indispensable à notre vie !) Incroyable !
    Le paysan industriel a mis le pied dans le piège de l'emprunt et en perd la possibilité de faire marche arrière : il produit, sous la contrainte, ce qui rapporte le plus. Il est prêt à enfermer ses vaches à l'étable jour et nuit ! Elles ne sont plus "La Blanche" ou "La Rousse". Malgré elles, elles sont devenues des pièces de la "Machine à produire" !
    Et de nombreux esclavagistes coincent la truie entre de solides barreaux, pour l'empêcher de bouger, pour qu'elle grossisse plus vite. Une viande produite par une bête en souffrance sera à la base de nos prochaines cellules. On peut, aujourd'hui, imaginer sans trop se tromper, que sa douleur extrême y sera inscrite !
    Lorsque les multinationales possèderont toutes les graines améliorées par nos ancêtres elles seront en mesure d'établir une dictature et nous n'y pourrons rien ! Trop tard ! Les derniers vrais paysans auront disparu !
    Autrefois les sorciers étaient conduits au bûcher pour être brûlés. Aujourd'hui ils ont laboratoire sur rue. On les honore. On leur décerne des titres : "chercheurs" et les O.G.M. qu'ils fabriquent sont brevetés. Ils reçoivent des salaires colossaux !

    Pendant des millions d'années les humains, comme tous les êtres vivants, devaient s'adapter pour survivre. Voilà qu'avec la société de consommation qui efface notre cerveau primitif chargé de nous garder en vie, nous devons, au contraire, ne plus nous adapter, pour survivre, et, par nos actions, entrer en rébellion contre cette pression s'il en est encore temps.

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